André Raess
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André Raess (Andreas Räß en allemand)cite-ref-1[1] (Sigolsheim, 6 avril 1794 - Strasbourg, 17 novembre 1887) a été le 97e évêque de Strasbourg.
Contents
• Annexes
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Biographie
Après un parcours scolaire classique à Sélestat et à Nancy, André Raess étudia la philosophie et la théologie au petit puis au grand séminaire de Mayence, à partir de 1811, sous l'autorité du supérieur Liebermann. Il fut ordonné prêtre pour le diocèse de Mayence par Joseph Ludwig Colmar le 31 août 1816.
En 1822, il passa l'oral de sa thèse de théologie à la faculté de Wurtzbourg puis, en 1824, il succéda à l'abbé Liebermann à la tête du séminaire de Mayencecite-ref-0-2-0[2]. En 1826, pressenti pour l'évêché de Strasbourg, l'épiscopat lui échappa en raison de son opposition au gouvernement de Hesse[réf. nécessaire]. Rentré à Strasbourg en 1830, il fut, dès le mois de février, nommé à la tête de la "Petite Sorbonne" créée par Jean-François-Marie Le Pappe de Trévern à Molsheim, et destinée aux sujets les plus brillants de son séminairecite-ref-0-2-1[2]. À l'automne de la même année, il fut nommé supérieur du grand séminaire de Strasbourg ainsi que professeur de dogmatique et de théologie à la faculté d'État de théologie catholique de Strasbourg. Il le resta pendant six ans, avant d'être démis de ses fonctions en 1836 pour des motifs inconnuscite-ref-0-2-2[2].
Le 20 août 1840, André Raess fut nommé coadjuteur de l'évêque de Strasbourg, Jean-François-Marie Le Pappe de Trévern, et confirmé dans cette charge le 14 décembre suivant. Il fut consacré évêque par Césaire Mathieu, archevêque de Besançon, assisté de Jean-Joseph-Marie-Eugène de Jerphanion, évêque de Saint-Dié, et d'Alexis-Basile-Alexandre Menjaud, coadjuteur de Nancy, le 14 février 1841cite-ref-1-3-0[3].
À la mort de Trévern, le 27 août 1842, il lui succéda à l'évêché de Strasbourgcite-ref-1-3-1[3]. Au cours de son épiscopat, il imprima fortement sa marque en Alsace et fit prendre au diocèse le visage qu'il conserva jusque dans la seconde moitié du XXe sièclecite-ref-2-4-0[4]. Favorable au mouvement ultramontain comme une grande partie de son clergécite-ref-2-4-1[4], il fut un fervent défenseur de l'infaillibilité pontificale et le montra en particulier durant le Ier concile œcuménique du Vatican.
En 1874, au palais du Reichstag, il déclara que le traité de Francfort, par lequel notamment les départements d'Alsace et de Moselle étaient annexés au Reich allemand, était reconnu par les catholiques et les protestants d'Alsace et de Lorraine. Depuis son élection à l'évêché, André Raess cherchera partout où cela est possible à sortir du simultaneum hérité de Louis XIVcite-ref-5[5]. Cela se traduira par la construction de nouvelles églises, pendant la période allemande, notamment à Strasbourg. On peut citer par exemple le cas de l'Église protestante Saint-Pierre-le-Jeune de Strasbourg où le simultaneum perdurera jusqu'en 1893, date la livraison de la nouvelle église catholique Saint-Pierre-le-Jeune de Strasbourg (1889/93).
Succession apostolique
André Raess a ordonné les évêques suivantscite-ref-1-3-2[3] :
• Évêque Aloyse Kobès, C.S.Sp. (1848)
• Archevêque Eugène Amable Jean Claude Lachat, C.PP.S. (1863)
Distinctions
Notes et références
cite-note-11. ↑ Andreas Räß dans l'orthographe allemande.
cite-note-0-22. « Historique de la formation des séminaristes du diocèse à Strasbourg de 1580 à 1945 », sur gdsemstrasbourg.blogspot.fr (consulté le 15 avril 2017).
cite-note-1-33. cheneydavid-m-cheney(en) David M. Cheney, « Bishop Andreas (André) Räß (Raess », sur catholic-hierarchy.org.
cite-note-2-44. ch-tellier1982louis-ch-tellier1982Louis Châtellier, Le Diocèse de Strasbourg, Éditions Beauchesne, 1er janvier 1982, 352 p. (ISBN 978-2-7010-1037-3, présentation en ligne).
cite-note-55. ↑ m-ller-simonis2022paul-m-ller-simonis2022Paul Müller Simonis, Bâtisseur à pleines mains, Publications ERCAL Adrien Schneider, 2022, p. 64.
Annexes
Bibliographie
• bernard1873Bernard (pseudonyme pour Joseph Guerber), « Andreas Räss, Évêque de Strassburg », dans Deutschlands Episcopat in Lebensbildern, vol. I : pt. IV, Wurtzbourg, 1873.
• r-ss1901Räss, « Mgr A. Räss, évêque de Strasbourg », Revue d'Alsace, nouvelle série, vol. XXI, 1901.
• r-ss1902Räss, Andreas Räss et l'œuvre de la propagation de la foi, Rixheim, Strasbourg, 1902.
• claude-mullerClaude Muller, « André Raess », dans Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 30 (lire en ligne), p. 3075 (consulté le 31 octobre 2025).
Articles connexes
Liens externes
• Ressource relative à la religion : Catholic Hierarchy
• Ressource relative à la vie publique : base Léonore
• Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Brockhaus Deutsche Biographie Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne Treccani
• Notices d'autorité : VIAF ISNI BnF (données) IdRef GND Italie Pays-Bas Pologne NUKAT Vatican Tchéquie
• lauchert1911friedrich-lauchert1911(en) Friedrich Lauchert, « Andreas Räss », dans Catholic Encyclopedia, vol. 12, New York, Robert Appleton Company, 1911 (lire en ligne)
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